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Cancer de la prostate : Diagnostic et traitements

Cancer de la prostate

3 Plan de l'article

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme de plus de 50 ans avec près de 60 000 nouveaux cas en 2018 en France (selon Santé Publique France). Cette tumeur maligne se développe à partir des cellules de la glande prostatique qui se situe sous la vessie et en avant du rectum chez l’homme. Sa prise en charge dépend de nombreux critères, comme le stade de la maladie au moment du diagnostic. La radiothérapie fait partie des traitements de référence pour traiter le cancer prostatique.

 

Qu’est-ce que le cancer de la prostate ?

La prostate est une glande masculine qui produit le liquide prostatique, qui se mélange aux spermatozoïdes pour former le sperme. Elle est traversée par l’urètre, un conduit qui achemine l’urine et le sperme vers l’extérieur du corps à travers le pénis.

La glande prostatique fait approximativement la taille d’une noix chez les hommes jeunes. En vieillissant, elle peut se modifier et augmenter de volume.

Le cancer de la prostate est généralement d’évolution lente, et il est souvent possible de le supprimer en totalité ou de le contrôler de manière efficace lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce, avant qu’il n’envahisse d’autres structures en dehors de la prostate.

La tumeur prostatique peut rester localisée à la prostate ou envahir les tissus voisins (comme le rectum, les ganglions lymphatiques ou la vessie) ou à distance (os, poumons, foie) pour former des métastases.

Il existe différents types de cancer de la prostate. Le plus fréquent est l’adénocarcinome prostatique qui représente la majorité des cas. Il se développe à partir des cellules glandulaires de la prostate. Il existe aussi des formes plus rares, comme le carcinome à petites cellules, le carcinome épidermoïde, le sarcome prostatique…

 

Quels sont les symptômes du cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate est souvent asymptomatique dans ses premiers stades.

Lorsque la maladie évolue, elle peut provoquer des troubles urinaires, comme :

  • une difficulté à uriner
  • un jet urinaire plus faible ou interrompu
  • une envie fréquente d’uriner
  • une sensation de vidange incomplète de la vessie
  • la présence de sang dans l’urine ou le sperme, etc.

parcours radiothérapie

 

 

Ces signes ne sont pas spécifiques à la présence d’une tumeur maligne et peuvent révéler l’existence d’un autre problème de santé, même bénin. Mais il est important de consulter son médecin pour poser un diagnostic précis.

 

Comment diagnostiquer le cancer de la prostate ?

Le diagnostic de la maladie repose sur plusieurs examens :

  • Le toucher rectal : réalisé au cours de l’examen clinique en consultation, il permet au praticien de palper la glande à travers la paroi rectale et de repérer d’éventuelles anomalies (en forme, taille, consistance, ou sensibilité).
  • Le dosage sanguin du PSA, un marqueur du cancer prostatique. Son augmentation peut faire suspecter la présence d’un cancer de la prostate, mais peut aussi indiquer la présence d’autres pathologies urinaires.
  • Les biopsies prostatiques : elles consistent à prélever des échantillons de tissu prostatique puis envoyés en laboratoire d’anatomopathologie pour analyse. Elles permettent de confirmer le diagnostic de cancer de la prostate formellement, et de connaître son type ou son score de Gleason.
  • Les examens d’imagerie médicale : IRM, échographie, scanner, TEP Scanner, Scintigraphie osseuse… qui permettent de visualiser l’extension locale ou à distance de la maladie.

 

À retenir :

Le score de Gleason est un indice qui permet d’évaluer le niveau d’agressivité des cellules cancéreuses prostatiques. Il varie de 2 à 10 selon l’aspect de ces cellules. Plus le score est élevé, plus le cancer est agressif et a un pronostic sombre. Le score de Gleason fait partie des indicateurs qui permettent de choisir le traitement le plus adapté.

 

Quels sont les traitements possibles du cancer de la prostate ?

La prise en charge thérapeutique dépend du stade, du type, du score de Gleason, du taux de PSA, de l’âge du patient, de son état général, et de ses préférences. Il existe plusieurs options dont les plus courantes sont la surveillance active, la chirurgie prostatique, la radiothérapie, l’hormonothérapie, la chimiothérapie, la cryothérapie, ou encore l’immunothérapie. Ces traitements peuvent être associés entre eux selon l’indication initiale.

La radiothérapie est un traitement de référence du cancer de la prostate. En effet, la grande majorité de ces tumeurs sont diagnostiquées à un stade local. De fait, la radiothérapie est très efficace sur ces tumeurs localisées, généralement peu agressives qui comportent moins de risques de récidive.

La radiothérapie du cancer de la prostate peut être externe ou interne (curiethérapie). Son objectif est de guérir ou de contrôler le cancer, selon son stade et le risque de récidive. On peut aussi recourir à la radiothérapie pour soulager les symptômes des métastases d’un cancer de prostate de stade avancé.

La radiothérapie est souvent associée à une chirurgie ou une chimiothérapie dans le traitement de nombreux cancers pour maximiser les chances de guérison. L’évolution lente du cancer prostatique permet souvent de proposer la radiothérapie en traitement complémentaire de la chirurgie, voire de ne proposer que de la radiothérapie.

Elle peut être envisagée dans de nombreux cas de cancer prostatique localisés, quel que soit leur stade.