Cancérologie
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La radiothérapie
La radiothérapie en pratique
Première consultation
Lors de la première consultation, le radiothérapeute présente au patient son plan de radiothérapie personnalisé. Les éventuels effets secondaires et les mesures prises pour les limiter sont présentés au patient.
Scanner de centrage
Le scanner de centrage est une étape essentielle pour visualiser la zone environnante de la tumeur et aider le médecin à planifier le plus précisément possible le plan de traitement.
Plan de traitement
Différents plans de traitement sont formulés par les physiciens/dosimétristes. L'oncologue-radiothérapeute sélectionne ensuite le plan optimal pour traiter la tumeur en épargnant les tissus sains environnants.
Les séances de radiothérapie
Les séances de radiothérapie débutent quelques jours après le scanner de centrage & définition du plan de traitement. Une séance dure en général une dizaine de minutes, à laquelle il faut ajouter le temps de préparation et d’installation du patient sur la machine.
LES PRINCIPAUX CANCERS
Cancer du sein
Chaque année, environ 60 000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués en France.
Si le taux de guérison s’est nettement amélioré ces 20 dernières années grâce aux avancées de la recherche, le cancer du sein reste le cancer féminin le plus fréquent et environ 12 000 patientes décèdent de ce cancer.
L'arsenal thérapeutique des médecins combiné au dépistage personnalisé permet une prise en charge efficace visant à réduire significativement la mortalité du cancer du sein.
L'importance d'un diagnostic précoce
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme, avec plus de 60 000 nouveaux cas par an en France.
Il existe des facteurs de risque reconnus : le surpoids, le tabagisme, la consommation significative d’alcool, mais aussi une prédisposition familiale ou des facteurs hormonaux.
Les traitements (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie) dépendent du type de cancer et de l’extension de la maladie – localisée dans le sein, ou présentant déjà des métastases.
Le dépistage est essentiel ; il permet aujourd’hui à la majorité des femmes de guérir de leur cancer, car diagnostiquées précocement.
Cela passe par l’autopalpation, un suivi gynécologique annuel, et la réalisation des mammographies régulières à partir de 50 ans, ou plus tôt en cas d’antécédents familiaux.
Cancer de la prostate
Le cancer de la prostate est un cancer très fréquent chez l’homme, plus de 70 000 nouveaux cas sont répertoriés chaque année en France. Très rare avant 50 ans, il devient de plus en plus fréquent avec l’âge.
Un large panorama de cancers de la prostate
Il existe plusieurs types de cancer de la prostate, certains indolents, peu agressifs, qui relèvent d’une surveillance active : pas de traitement dans l’immédiat, mais seulement au moment ils pourraient devenir menaçants.
D’autres, plus virulents, nécessitent un traitement immédiat : chirurgie, radiothérapie, avec ou sans hormonothérapie, ou parfois de l’hormonothérapie seule.
Les antécédents familiaux de cancer de la prostate doivent inciter les hommes à réaliser un dépistage systématique par la mesure du taux sanguin de PSA, et consulter un urologue en cas de symptômes urinaires : difficultés à uriner ou plusieurs levers nocturnes.
Certains hommes, notamment d’origine afro-antillaise, présentent un risque accru de cancer de la prostate et devraient faire l’objet d’une surveillance particulière.
Cancer colorectal
Le cancer du côlon – rectum représente une catégories de cancers fréquents à partir de 50 ans, occupant le troisième rang chez les hommes après le cancer du poumon et la prostate, et le second rang chez les femmes, après le cancer du sein.
L’importance du dépistage précoce
Le dépistage est essentiel, cela permettant le traitement des polypes qui apparaissent spontanément dans le tube digestif et lesquels, laissés en place, finissent par dégénérer en une tumeur.
Les facteurs de risque les plus connus sont l’alimentation trop riche en graisses, protéines animales, associée à un manque d’activité physique et au surpoids.
Il existe également des anomalies génétiques, transmises par voie héréditaire, comme le syndrome de Lynch, ou des maladies inflammatoires intestinales, qui peuvent favoriser l’apparition d’un cancer du côlon.
Les troubles digestifs nouveaux – modifications récentes du transit, alternance diarrhées -constipation, douleurs abdominales, saignements dans les selles- devraient inciter à consulter son médecin.
Cancer du poumon
Le cancer du poumon, deuxième cancer le plus fréquent chez les hommes et troisième chez les femmes, touche chaque année en France plus de 50 000 nouveaux patients.
Tabac : principal facteur de risque du cancer du poumon
Si son incidence est stable chez les hommes, il connaît malheureusement une forte progression chez les femmes, conséquence de l’augmentation de la consommation tabagique de celles-ci depuis une trentaine d’années.
Le tabac est le principal facteur de risque, et responsable de 8 cancers du poumon sur 10. L’arrêt du tabac améliore la réponse du patient aux différents traitements et augmente ses chances de survie.
Des progrès spectaculaires ont été accomplis les dernières années dans la compréhension des anomalies cellulaires survenant dans l’apparition du cancer du poumon. Ces connaissances ont conduit au développement de thérapie très efficaces, que l’on appelle des thérapies ciblées ; l’immunothérapie, médicaments qui stimulent les propres défenses immunitaires du patient, peuvent également donner d’excellents résultats et des rémissions durables.
Cancer de la peau
Il existe plusieurs types de cancers de la peau, les plus connus et potentiellement dangereux étant les mélanomes.
Un cancer de plus en plus fréquent
Le nombre de nouveaux mélanomes est en augmentation continue (+2% par an entre 2010 et 2023) notamment en raison de l’exposition au soleil ayant eu lieu parfois des années avant l’apparition du cancer.
On évoque le « capital soleil » de chacun, qui représente la capacité de la peau de chaque personne de se défendre des effets nocifs des UVs. Avec une exposition prolongée au soleil, pendant plusieurs années successives, les lésions survenues dans la peau ne sont plus réparées et conduisent finalement à la transformation cancéreuse de certaines cellules.
La protection solaire est importante dès le plus jeune âge, afin de préserver sa peau d’autant plus qu’en fonction des caractéristiques de chacun (notamment les personnes à peau claire) l’apparition d’un mélanome peut survenir précocement, parfois avant 30 ans.
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